"A demain, j'annule."

"A demain, j'annule."
Âprement, je m'excuse. Je suis toujours dans ma seule perspective de séduction. De bien en mal et de mal en pi pour toi. Si ma déclaration d'amour est pleine de reproche c'est que je ne sais ni montrer, ni même d'écrire, ni ressentir les sentiments qui animent l'espèce humaine. Il y a ces mots à dire, déchirant.
Tu dis les mots comme ils te viennent, seul après réflexion ils pourront à peine effleurer mes lèvres et les approcher sans pour autant qu'ils soient vrai. Les émotions, j'ai appris à les contrôler, à les éviter et à les proscrire de tout ce qui m'entour. Je suis l'ingratitude incarner, l'égocentrisme ressusciter, la nervosité instable et le coureur de jupons invétérer.
Tu restes assise là, tes cheveux noirs ondulés sur les épaules, tes grands yeux verts posés sur moi. Quel regard étrange tu as !
Suis-je un tel monstre ?

Je fus étreint par la fureur et le chagrin.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 14:19

Modifié le jeudi 17 avril 2008 18:50

"Toi la putain et moi la passe"

"Toi la putain et moi la passe"
Il n'y avait plus rien à en tirer, alors il en a fais sa muse.
Il recherche en lui cette fragilité qu'il a égaré au file du temps. Il cogite, s'évertue à recréer ce qu'il lui manque. Il néglige les autres, s'aventure à ne s'occuper que de lui même. Il se lance sans timidité, ni crainte dans son entreprise risquée, refaire sa propre introspection. L'architecture parachever, il observe son travail.
Intriguer par sa propre démarche, il déconstruit. Sa construction défaite, il s'amourache de son idée déconfite et la laisse tel quel.

# Posté le mardi 15 avril 2008 17:59

Modifié le mardi 15 avril 2008 18:38

"Rien à foutre, rien à penser."

"Rien à foutre, rien à penser."
Une odeur de shit dans le nez. Une nuit à cogiter sur la chose. Puis décider à te lancer, contre toute attente et à contre heures, minuit sonne. Le glas tombe, impossible, sortir de cette pénombre te rendais complètement euphorique. Ta chance tourne, encore trois heures et c'est la fin. La fête s'achève sur une odeur rance de vomie alcoolisé.
Vous étiez parti sur une grande discussion sur la politique agricole de l'Afghanistan, source d'opium. Tes rêves sont parfois spéciaux, pure fiction de l'inconscient ravager par toutes les drogues que tu as ingurgiter cette nuit là, déraisonnable enfin, tu te félicite de n'être tomber sur aucune courtisane séropositive.
Tout cela devient risible, l'aube se couche.
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# Posté le mardi 15 avril 2008 11:02

"Je me pose."

"Je me pose."
On a perdu tout sens commun.
On a raccommodé avec soin l'inexistant qui nous tenait éveiller, vainement, les souvenirs indélébiles d'un autre printemps où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes n'était qu'une idée lointaine.
Nous étions d'accord sur le principe des dogmes sociétale. Nous avons découvert notre erreur, il était temps. La véhémence de nos propos paraissait saine, ils n'étaient qu'un instrument pour prouver notre déchéance. Imprévisible, la chute fut rude, nous n'étions que la moitié de nous même, caricature d'un amour.
Alors tu as décidé de coupé court cette mascarade qui te ressemblait insuffisamment. Tu pataugeais dans ton silence morne.

# Posté le samedi 12 avril 2008 20:14

Modifié le dimanche 13 avril 2008 16:26

"Je me suis inventé un amour pantomime."

"Je me suis inventé un amour pantomime."
Ce doux poison, élixir coulant dans mes veines. Aiguilles pour intramusculaire profonde, le bien fou que cela procure. Douce vie.
Pour fêter ça, la renaissance. Enfin, heureux que dire de plus. Trois petits tours et puis s'en vas avec tout ce qu'il faut.
Les papiers sont correctement rangés, il admire sa patience qu'il transforma en impatience.
Ses amis sont tous là, il ne demande rien de plus.

"Des souvenirs qui collent au corps comme une vapeur d'essence."

# Posté le samedi 05 avril 2008 07:39

Modifié le samedi 05 avril 2008 16:12