"Pique pique."

"Pique pique."
Quand le rythme cardiaque s'accélère, la vue se brouille, l'anxiété monte. L'humeur difforme des matins d'hivers l'emporte sur le désir incompressible de savourer le velouté d'un printemps tardif. Ta conscience devient le potentat de tous tes nerfs, tes muscles, même l'inconscience se prive de marcher sur tes plates bandes.
Manque atroce de nicotine, caféine, ton cocktail bénéfique qui te pousse vers ta pénitence, le coeur contrit. Tu deviens improductif. Finalement la cause de ces désaffections est un manque de sommeil.

# Posté le mardi 01 avril 2008 15:01

Modifié le mardi 01 avril 2008 15:12

"J'ai fais toutes ces choses coquines...."

"J'ai fais toutes ces choses coquines...."
Mouvement imperceptible de tendresse, geste vif, exprimer de justesse. Progressivement le faire devient paraître. L'observation de l'autre s'accélère, on façonne doucement la peur de perdre son objectivité. La photographie de l'éthique nous résigne à l'absence d'outrepasser ses limites. On croise les différentes vues de ses prochains.
Notre faiblesse à déprécier notre subjectivité, nous entraîne dans des abîmes abominables. On excelle dans nos exagérations.

# Posté le lundi 31 mars 2008 12:43

Modifié le lundi 31 mars 2008 14:49

"Et ce mercurochrome dessine ton drapeau."

"Et ce mercurochrome dessine ton drapeau."
Il y avait ce sentiment vieillot qui n'en valait pas la peine. Ne rien entendre, ne rien dire, ne rien voir et tout éteindre pour éviter le soi-disant conflit, un leitmotiv incessant. La surdité qui nous a rendu muet. On ferme les yeux sur des âneries d'imposteur. Tout écrire et ne lire que ce que l'on veut entendre. Compliquer notre impuissance commune à se méprendre, s'émouvoir pour des prunes, se croiser sans même se frôler, les étreintes rigides. L'un vie plus fort que l'autre, les feuilles rougissent plus vite que l'automne arrive.
La servitude d'un quotidien inanimé qui n'a déteint que sur la peau de l'autre. Evanescence du sentiment avec frontière où les quatre chemins se rapprochent, inextricable. Une brèche ouverte sur le marbre.

# Posté le samedi 22 mars 2008 15:34

"Je ne te reconnais plus."

"Je ne te reconnais plus."
C'est une question irréversible où la seule réponse est un NON, indubitable mon cher branleur. Passe ton chemin, coupe à travers champs à en perdre haleine. Tu évacues l'anxiété sans drame.
Tu aimerais la voir étourdie et heureuse parce qu'elle échappe à toutes logiques mathématique et que le physique t'as figé sur place, évaporation de l'être. La glaciation a eu lieu au mauvais moment, tu aurais voulu plus de temps. Les yeux rouge et écarquiller, tu imagines un autre avant, la mauvaise nouvelle est arrivée tôt. Tu n'oses plus rien dire, la foudre s'écrase au même endroit.
Tu consommes sans modération un grand bol d'air. Tu reconsidères la chose deux fois.
Tu saisis au vole tes théories suranné d'esthète, emporté par le bad end. La douce fièvre te guérie de cette amputation de la colère.
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# Posté le vendredi 14 mars 2008 17:49

Modifié le mercredi 19 mars 2008 15:19

"De se reveiller jeune."

"De se reveiller jeune."
Abstraction, courage et pour des broutilles, je siège sur de la rocaille. A vendre mon âme à Dante puis refuser l'apocalypse. Ne pas être niais à nouveau et refuser de l'être et tu te sauves histoire de ne pas être rattraper par l'inexistant. Ecrire pour écrire par seul envie d'inhiber ton ressentiment contre se re-sentiment. La tempête t'emmène à cogiter à toutes autres choses, te noyer dans le travail, oublier que tu n'es qu'un caleçon ambulant. Tu tonnes pour ton futur proche à gaspiller ta salive contre les furoncles de ta ténacité puis qu'elles s'amusent à te faire chialer. Elles sont indiscrètes et te brûlent tes coeurs, tu roules vers le soleil en te mettant des bâtons dans les roues. Tu n'offres plus de bonnes nouvelles car de toutes façon tes dons seront remis à une industrie qui n'en vaux pas la peine.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 15:35